Chroniques

Chroniques (573)

Pourquoi te caresser dans le sens du poil quand on peut te traiter avec une machine d'extraction de peau de vache ? Existentia ne prend même pas la peine de te mettre en condition car «Planned Obsolescence » te maltraite d'entrée de jeu. Voix grave et profonde, riffs et batterie ne sont pas là pour la décoration mais plutôt pour attendrir la viande. Le message de notre trio de Philadelphie est clair : ils sont là pour faire de l'abattage massif sans laisser de survivant. Débutant leur carrière, ils empruntent le meilleur chemin pour gravir les échelons. Ils font preuve d'une telle technicité musicale et d'une telle lourdeur de tonalité que tout public écoutant du Brutal Death ne pourra qu'apprécier ces quatre titres à leur juste valeur. Un massacre à en devenir…

24.11.21 13:10

LUCIFER - "IV"

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La reprise vintage de "Gone With The Wind Is My Love" par Lucifer, accompagné d’Elin Larsson de Blues Pills, a confirmé que ces deux groupes étaient les faces opposées d’une même créature. A l’un la nuit et la lune, à l’autre le jour et le soleil. Sur son quatrième disque, le groupe mené par le couple infernal Johanna Platow (chant) / Nicke Andersson (batterie), cette fois-ci épaulé par le guitariste Linus Björlund à la composition, poursuit son exploration des temples obscurs. Si les textes et la pochette restent sombres, la musique, entre rock et hard rock, toujours très seventies (le lancinant "Cold As A Tombstone"), elle, ne fréquente toutefois plus les recoins les plus mystérieux des édifices en ruines. Rassurez-vous, l’atmosphère occulte demeure (l’orgue inaugural de "Mausoleum", le menaçant "Wild Hearses", l’envoûtant "Nightmare"...). La lourdeur sabbathienne est toujours présente, la batterie aussi sobre qu’efficace et les soli bien troussés. Surtout, surtout, persiste cette capacité à signer de petits délices mélodiques ; comment résister à l’enchaînement "Crucifix"/"Bring Me His Head"/"Mausoleum", qui précède "Funeral Pyre" la brève pause acoustique placée en milieu d’album, comme s’il fallait reprendre son souffle après ce triptyque efficace en diable ? Autre originalité, le très sudiste, mais pas déplaisant, "Louise". Et, bien sûr, l'âme de Lucifer, la voix suave de Johanna, enveloppe cet album de son doux suaire.

24.11.21 13:08

SPIRITBOX - "Eternal Blue"

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Vous n'êtes sûrement pas passés à côté du nouveau phénomène du moment nommé Spiritbox. La libération de leurs singles a attiré l'attention par leurs dualités entre l'explosive « Holy Roller », la douceur de « Constance » ou encore l'addictive « Circle With Me ». Après la sortie de deux EP, le trio américain, composé de Courtney La Plante, Michael Stringer et Bill Crook, a pris le temps de préparer un premier album percutant nommé « Eternal Blue ». Cet enregistrement est une tornade avec ses impulsions de Metalcore mélangeant une multitude d'influences tantôt progressives, électroniques, djents ou encore alternatives.

Le titre d'ouverture « Sun Killer » appuie les premières dualités avec sa douce entrée en matière qui se brise dans la seconde partie avec une intensité profonde et puissante. Le tout accentué par des influences électroniques qu'on retrouve parfaitement sur l'addictive « Hurt You » ou encore sur la fougue de « Yellowjacket » en duo avec Sam Carter (Architects). Ces premiers morceaux propulsent un Metalcore de qualité qui va s'équilibrer avec les suivants « The Summit » et « Secret Garden » dans un registre plus doux et émotionnel tout en gardant une technicité solide. Le charme se retrouve dans les dualités des mélodies et surtout dans la voix de Courtney, elle est un élément central de l'album. Elle fait preuve d'une véritable aisance entre un chant aérien rempli d'émotion avec un côté pop qui se nuance avec ses screams puissants typiques du hardcore. Les morceaux se poursuivent avec les plus heavy et redoutables « Silk The Strings » et « Holy Roller » qui retournent tout sur leurs passages.

Néanmoins, si cet album apparaît comme un subtil mélange de dualité entre des morceaux explosifs et d’autres plus adoucis, ce n’est pas homogène. Après le déluge de « Holy Roller », l’autre moitié de l’album est un concentré de titres davantage calmes qui rompt cette solide dynamique. Toutefois la technicité est toujours autant présente sur des morceaux comme « Halcyon » ou encore « Eternal Blue » mais avec une rythmique attendrie. Malgré cela on retrouve une puissance timidement comme sur le final du captivant et aérien « Circle With Me ». Le côté fougueux est délaissé ce qui peut alors décevoir par ce manque d’équilibre et qui me rend dubitative. En effet, les morceaux sont tout aussi percutants par leur fraîcheur comme sur « We Live In A Stranger World » mais cela n’apporte pas une véritable valeur ajoutée sur le reste de l’album. L’album se conclut avec « Constante » une balade vive d’émotion mais qui laisse un goût de trop peu. Si la conclusion se fait en douceur, le manque d’équilibre d’« Eternal Blue » transparaît.

Spiritbox apporte un vent de fraîcheur dans la scène du Metal Moderne et ravivera les fans du genre, il est certain. Les morceaux sont bien ficelés et s’enchaînent avec aisance. Néanmoins, je reste partagée en m’attendant à davantage de morceaux dans la veine fougueuse de « Holy Roller ». Même si « Eternal Blue » séduit par sa facilité d’écoute, j’ose espérer que le groupe ne se contentera pas de se relâcher davantage pour les prochaines sorties. Je conseille une écoute des premiers EP qui sont davantage enrichissants et vigoureux pour prendre conscience du potentiel du trio.

« Eternal Blue » est un début prometteur qui permettra au groupe de décoller. Spiritbox nous séduit dans un tour de montagnes russes voguant avec aisance entre des morceaux tantôt explosifs tantôt émotionnels.

24.11.21 12:48

NEMESIS H.P. - "Lion"

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Composé d’ex-membres de Reign Of Light et Sharx, Nemesis H.P. nous balance son premier opus « Lion ». Le terme balance peut paraître primaire mais c’est comme cela que pourrait se traduire le style de musique du groupe : ça envoie, ça balance la sauce. Le combo Lillois développe un Hard rock résolument « eighties » mais survitaminé. On pense à des groupes tels que Mötley Crüe, Steel Panther, Motörhead ou encore Mädhouse pour les morceaux les plus festifs et bombastiques. Les Français savent également se transformer en serial lover et faire exploser les cerveaux à la Kiss comme sur les morceaux « Don’t Play The Lover For Me » et « Not Enough ». Enfin des éléments psyche rock façon Blue Öyster Cult sont à notifier comme sur « I’ll Be Waiting ». Touche finale prouvant la qualité du groupe, Nemesis H.P. a réussi le luxe d’un guest prestigieux en la personne de Chris Holmes (Wasp). Rien que ça ! Dans tous les cas, à défaut de réinventer la poudre, « Lion » sera un bon coup de pied au cul pour ceux qui n’arrivent pas à se réveiller, une dose de vitamine pour ceux qui veulent passer un bon moment, et un putain de rail de coke pour tous ceux qui veulent faire la fête jusqu’à pas d’heure.  

21.11.21 17:49

ÜLTRA RAPTÖR - "Tyrants"

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Après un premier EP qui m’était totalement inconnu, Ültra Raptör revient avec son premier vrai album qui propose plus de … tout en fait. Plus fou, plus beau, plus épique, plus déconneur. Avec un nom pareil, on s’attendait déjà à un délire assumé, tandis que la pochette (nettement plus belle que celle de l’EP éponyme, il faut bien le dire) donne le ton : ce sera de la bonne grosse référence à la pop-culture des années 80 comme elle a été mille fois parodiée au cours de la dernière décennie. Il n’y a rien de plus cool que des cyber-dinosaures, si ce n’est des guerrières peu vêtues et les vaisseaux spatiaux. Au risque de vous spoiler encore plus, les titres se présentent à peu près comme suit : « Cybörg-Rex », « Nightslasher », ou encore « Caustic Shower ». Autant de combinaisons de mots des plus évocateurs, façonnant immédiatement une image mentale forte à celui qui s’apprête à les découvrir.

Pour autant, ce « Tyrants » m’a surpris par ce processus que j’ai tendance à appeler « l’élastique », qui est une variante de la trajectoire « en cloche » : dans ce dernier cas, la sauce grimpe progressivement jusqu’à culminer pour ensuite doucement redescendre. Dans le cas de l’élastique, cela signifie plutôt que le début de l’album m’a un peu ennuyé. Certes, c’est de la grosse réf’ présentée comme telle. OK, ça va très vite et ça pète de partout. OK, ça joue un peu plus dans la cour du speed/power que du speed/heavy à la Judas Priest (époque Painkiller), et ça confère un aspect épique à la moindre ânerie que pourrait balancer le chanteur. Mais il faut bien le dire… Même si c’est bon délire et pêchu, cela manque d’un petit je-ne-sais-quoi pour que vraiment les morceaux nous accrochent. C’est marrant tout en étant bon. C’est bien foutu tout en étant drôle… Alors qu’est-ce qui dérange ?

Et bam ! «Gale Runner» se met à jouer et là, l’élastique part ! On croirait que le niveau final ou qu’une boss fight s’est enclenchée. Le chant de Phil T. Lung paraît soudainement un brin plus grave, un peu plus éraillé, et son refrain semble parler non plus d’un supervilain comme sur «Nightslasher» mais au contraire plutôt d’un anti-héros sorti de l’imaginaire détraqué d’un dessinateur anglais des 90s. Au côté épique et fou-fou se rajoute des éléments plus incisifs, un ensemble plus lourd. Le heavy tant promis ? Peut-être ! La guitare semble « moins propre » et plus audacieuse. Même chose sur le titre qui suit : « The Quest for Relics », qui semble presque former un diptyque. Une guitare plus crasseuse encore, un rythme toujours plus fou…Il passe enfin le nitro pour continuer leur course ! La guitare de «Winds of Vengeance» fait presque orientale, tandis que le chant prend presque des airs d’opéra. Son bridge, plus long que les autres, fait aussi belle figure. « Caustic Shower » devient pratiquement Thrash ! C’est furieux, inarrêtable. On attend fébrilement que le dixième et dernier titre se lance, sans trop savoir à quoi nous attendre. Malheureusement, il peine à aller encore un cran au-dessus dans le registre de la surenchère… Il revient même un peu à ce côté un peu ringard, mais touchant d’adulescence du début de l’album : c’est là où l’élastique pète. Mais pas sans avoir encore quelques belles vocalises et un chouette bridge passant un peu par toutes les émotions. De la cavalcade de riffs survoltés à une rythmique plus doucerette et annonciatrice de la fin approchante. Il ne rehausse pas le niveau, certes… Et peut-être fait-il bien pour ne pas nous laisser sur notre faim avec un plaisir à son apex sans possibilité de retrouver ses esprits. En tout cas, il reste sympa ce Spacefighter, on espère qu’il reviendra dans notre système solaire.

Alors oui, toute cette review se base beaucoup sur le ressenti. Sans doute plus encore que d’habitude alors que c’est déjà le cœur de mon style de chronique, la technique me faisant parfois défaut. Mais qu’on se le dise : les québécois nous proposent bien davantage qu’une blague ou un énième hommage. L’album met un peu de temps à démarrer, mais il ne nous lâche plus du tout dans sa seconde moitié, et ça laisse déjà présager de belles choses. Et venant de quelqu’un qui en a un peu sa dose… Cela devrait vous donner matière à creuser ! Poussez le délire encore plus loin les gars : même humour, avec plus de férocité encore… Cela ne peut que donner des merveilles.

Argonauta prouve encore son talent inégalable pour dénicher des vraies petites perles. Le label s’écarte pourtant de son catalogue usuel, fait de sludge, de doom et de stoner pour nous présenter un projet blues bien groovy qui n’a pas peur non plus de faire grimper les décibels. Rien que les trois premiers titres, en plus de débuter l’album avec fracas, se montrent plutôt variés et aptes à faire une première bonne impression réussie. « Right On My Level » propose une guitare bondissante, qui vient nous caresser l’échine entre les puissants refrains. « Five Finger Disco » met davantage en avant la batterie et la basse pour nous faire rouler des épaules, avec un chorus lui aussi très efficace. Certainement mon titre préféré de l’album. « Explain » est plus doux, presque langoureux même. On croirait presque voir apparaître un nuage de fumée de cigares et quelques verres de whisky oubliés sur une table défraîchie… au moins jusqu’à la seconde moitié du morceau, où la chanteuse explose, comme incapable de préserver sa façade plus longtemps ! On ne va pas tous les faire, mais citons aussi brièvement « A One Time Investment », aux percussions plus minimalistes (pour ne pas dire tribales). Ou encore « Another Page », dans la lignée « d’Explain » au niveau de l’ambiance… mais qui réussit à ne pas nous lasser malgré des ficelles très similaires. Son bridge phénoménal vient sans doute nous préserver d’une totale redite, et rend le titre presque plus marquant que son grand frère. Est-ce parce que le monde du blues m’est moins familier que celui du hard rock que je me montre plus clément ? Ou bien est-ce parce que les Lucid Furs ont vraiment frappé une corde sensible, une sensation simple de morceau bien fichu et qu’il est agréable d’écouter tout en ayant une bonne dose de peps ? À vous de me le dire ! En tout cas ici, c’est totalement approuvé.

21.11.21 17:33

SCHATTENMANN - "Chaos"

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La NDH est un cas d’étude intrigant. Prenant le monde par surprise lors de la seconde moitié des 90s, elle semble patauger dans la semoule depuis le nouveau millénaire, y compris chez les pontes du genre que sont Rammstein et Oomph ! Non pas que le succès n’y soit plus, loin de là, mais la forme est bien différente, donnant plus souvent son sens au titre alternatif de «Tanz/Dance Metal» et moins à ses racines indus plus froides et mécaniques, martiales et sexuellement brutales. Très grossièrement, on pourrait scinder ça en « école de Die Krupps » et « école de KMFDM », encore que cela serait fort réducteur. Mais bref, la scène se cannibalise pas mal, devient même consanguine à force de se concentrer en terres germaniques (sauf rares exceptions) et il faut bien le dire : ça fait longtemps qu’on n’a plus eu de grosse onde de choc dans ce bazar. Et ce troisième Schattenmann reprend peu ou prou la même formule que le précédent. La mauvaise foi nous ferait sourire de voir des titres intitulés « Spring » et « Jetzt Oder Nie », ajoutant encore un peu de crédit à l’idée que le genre copule avec ses cousins. Mais plus sérieusement, il est loin le temps où le genre faisait encore peur et se montrait audacieux dans ses sonorités. Mais dire que « Chaos » est à jeter serait injuste. Le titre éponyme est par exemple une bouffée d’air frais, presque un hymne pop-punk en fait ! «Alles Auf Anfang» possède un côté plus épique presque heavy (notamment par son bridge) , tandis que «Extrem» est simple et efficace, avec un refrain à l’efficacité agaçante. À défaut de sauver la NDH, Chaos se sauve lui-même. L’album est généreux et sans réelle fausse note, si ce n’est un manque de riffs vraiment marquants. Le chant, ainsi qu’une bonne énergie viennent compenser un album un peu lisse.

21.11.21 17:31

PRIMAL AGE - "Masked Enemy"

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Fort d’une expérience de plus de sept cent concerts, festivals à la pelle et presque trente ans d’ancienneté, Primal Age est un pionnier de la scène metal. Traitant depuis longtemps de la défense de la cause animale, végétarisme, écologie, dénonciation de la surconsommation de masse, cet album ne déroge pas à la règle fixée par le groupe. Commençant d’ailleurs par un extrait du discours de Severn Suzuki, douze ans, lors de la conférence du Sommet de la Terre des Nations Unies à Rio de Janeiro en 1992, « Intro & Wise Old Men » entame les hostilités avec force, empoignant l’auditeur par la gorge avec un hardcore oldschool tel que Primal Age sait le faire. Souffrant d’une impression de répétition par intermittence, les onze titres sont malgré tout entraînants et peuvent devenir très violents si ceux-ci sont vécus en live. Vivement le retour en concert pour pouvoir constater à quel point tout ceci peut être efficace dans le pit. Que tout le monde prépare son protège dents, Primal Age arrive.

Nunslaughter fait partie de ces groupes qu’il n’est plus utile de présenter tant il a roulé sa bosse depuis 1987 (enfin 1985 si on prend en compte les années où il s’appelait Death Sentence). Il s’inscrit dans la lignée des groupes culte qui ne répondent à aucune norme et font ce qu’ils veulent quand ils le veulent. Leur discographie est là pour en témoigner puisque celle-ci pourrait clairement être comparée à celle d’un Agathocles, avec qui ils ont d’ailleurs sorti un split en 2011, tant elle regorge de sorties. Pourtant ce « Red Is The Color Of Ripping Death » n’est que leur 5e album puisque leur « devil metal » est beaucoup plus familier des formats comme le split, l’EP ou encore le live. L’objet que nous avons dans les oreilles fait donc en quelques sortes office d’évènement mais ne change pas la donne puisqu’il s’inscrit clairement dans la droite lignée de ce que les natifs de l’Ohio savent faire : un death punk teinté de thrash sur fond d’imagerie black metal servi par une production on ne peut plus catchy mais loin d’être lisse pour autant. Si la mort de leur batteur Jon Sadist en 2015 a marqué les esprits et forcé le groupe à une mini-pause (jusqu’en 2016), ce dernier a rapidement décidé de remettre le pied à l’étrier, et c’est tant mieux. En effet Nunslaughter est le genre de groupe plus que nécessaire qu’il est bon de ressortir à intervalles réguliers histoire de rappeler à une certaine frange de la scène le sens du mot « authenticité ».

Derrière une pochette étonnante, d’un kitsch désabusé, «Your Time To Shine» est un grand album, l’un de ces disques d’une honnêteté rare. Monolord n’hésite pas à s’y dévoiler, à s’y mettre à nu, à révéler les tourments qui le hantent. Bien sûr, les Suédois restent fidèles à l’héritage sabbathien, par ses riffs gras et heavy («The Weary», ouverture  percutante très seventies), tantôt menaçants («I’ll Be Damned»), tantôt planants («To Each Their Own»). Le son est épais, parfois grésillant. Quant à la basse, magie de la formule trio, elle renforce cette lourdeur plus doom que stoner. Mais les Suédois nimbent ce «Your Time To Shine» d’une mélancolie, d’une tristesse bouleversante, que ce soit dans la voix de Thomas V Jäger, lointaine et comme résignée, ou dans les guitares déchirantes. Les deux derniers morceaux que sont le magnifique titre éponyme et le fabuleux «Siren Of Yersinia» (chanson faisant référence à la peste) brillent de mille ténèbres, se déploient en une longue procession, en un terrible cheminement qui, inéluctable, mène à la mort. «Your Time To Shine» est le fruit étrange d’une époque tourmentée, d’un monde qui glisse vers sa perte.